RAPPORT DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION CONTRE L’INFANTICIDE RITUEL DANS LA COMMUNE DE OUASSA PEHUNCO

                                                           FRANCISCAINS-BENIN

Enregistrée sous le n° 2012/0024 DEP-ATL-LITT/SG/SAG- ASSOC du 07 février 2012

                          RAPPORT DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION CONTRE L’INFANTICIDE RITUEL DANS LA COMMUNE DE OUASSA PEHUNCO

DU 19 AU 23 NOVEMBRE 2019

Dans le cadre de la deuxième phase de son Projet de vulgarisation des articles du Code de l’Enfant parlant de l’infanticide rituel et en prélude à la célébration des trente ans de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, FRANCISCAINS-BENIN ONG, en collaboration avec FRANCISCAINS INTERNATIONAL, a organisé dans la Commune de Ouassa Péhunco au Nord-BENIN, une campagne de sensibilisation du Mardi 19 Novembre 2019 au Vendredi 22 Novembre 2019. L’équipe de FRANCISCAINS INTERNATIONAL est composée de Madame ENKE LEDA PAPA (coordonnatrice du programme Afrique au sein de Franciscain International) et Monsieur Thomas KLEINVELD (chargé à la communication). Celle de FRANCISCAINS-BENIN comprend quant à elle le Frère Auguste AGOUNKPE, Directeur Exécutif, le Frère Luc AWOLO, Secrétaire de la Direction Exécutive, la Sœur Adélaïde YAMEOGO, Chargée des Affaires Sociales, Monsieur Evariste LAFIA, Animateur de la campagne, Monsieur Romaric ZINSOU, Juriste, Messieurs Francisco AGOUNKPE et Donatien SABI, tous deux membres de Comités de veille et de sensibilisation de FRANCISCAINS-BENIN, Monsieur Yves SOTON, Secrétaire, Monsieur Raymond HOUNMENOU de la Jeunesse franciscaine et Mademoiselle Ruth, Aspirante. Ladite campagne a débuté à l’hôtel de ville de la commune de Ouassa Péhunco, puis s’est étendue dans les villages de Kika,  Tobré et Bokossi Peulh. En voici le déroulement :

JOURNEE DU MARDI 19 NOVEMBRE 2019 

L’équipe de FRANCISCAINS-BENIN ONG a été accueillie chaleureusement par le Maire de la Commune de Ouassa Péhunco, ses deux Adjoints et toute l’équipe dirigeante de la municipalité. Dans la salle de conférence, attendait déjà une cinquantaine de participants composés de tous les Chefs d’Arrondissements, des chefs de quartiers, des têtes couronnées, des leaders d’opinion. Il y avait également la sage-femme et la représentante du Centre de Promotion Sociale (C.P.S.) et bien d’autres encore.

Ouvrant la séance, le Maire de la Commune de Ouassa Péhunco a, aussitôt après son mot de bienvenue, souligné qu’il est rare de voir son staff être présent au complet dans des rencontres et si c’est le cas aujourd’hui, a-t-il précisé, cela dénote de l’importance accordée par sa municipalité à la lutte que mène FRANCISCAINS-BENIN ONG dans l’éradication de l’infanticide rituel. Il a par conséquent salué ladite ONG et souligné sa disponibilité à poursuivre le combat en vue du développement de la Commune de Ouassa Péhunco. Enfin, le Maire a exhorté la population à se montrer solidaire dans le même but. Son premier adjoint quant à lui souligner le fait de mettre sur pied un comité de veille communal qui travaillera en synergie avec Franciscains-Bénin pour l’éradication total de ce phénomène dans ladite commune. Notons également  la présence de la radio communautaire qui à son tour à relayer l’information sur les ondes et a annoncer la présence de l’ONG dans la commune pendant les quatre jours de la campagne.

A la suite du Maire, le Frère Luc a pris la parole pour présenter à l’assistance la Famille Franciscaine, FRANCISCAINS-BENIN ONG et ses objectifs ainsi que les représentants de ladite institution venus à Ouassa Péhunco dans le cadre de la présente campagne. Il a ensuite passé le témoin à Madame Enkaleda PAPA, Représentante de FRANCISCAINS-INTERNATIONAL. Celle-ci, après avoir montré que FRANCISCAINS-BENIN et FRANCISCAINS-INTERNATIONAL travaillent en synergie, a souligné qu’au niveau des Nations-Unies, l’Institution qu’elle représente présente régulièrement des plaidoyers visant à amener l’Etat béninois à agir dans le respect des engagements qu’il a pris dans le cadre du respect des Droits de l’Homme. Néanmoins, a-t-elle souligné, pour atteindre notre objectif, la population doit œuvrer dans trois axes principaux à savoir : la sensibilisation, la protection et la poursuite des auteurs de crimes contre les Droits de l’Homme. Dans ce cadre, elle a invité l’assistance à réfléchir sur les mesures à prendre pour protéger les enfants dits sorciers.

A l’issue de ces interventions, Monsieur Evariste LAFIA a développé le thème intitulé ‘’L’INFANTICIDE RITUEL’’. Vu la configuration de l’assistance, le Maire de la Commune a suggéré que l’intervention se fasse directement en langue Baatonu. Ce qui a porté du fruit en raison de toute l’attention accordée à la séance. Dans son exposé, Monsieur LAFIA a d’entrée de jeu salué les pères et les mères de familles pour tous les efforts qu’ils consentent dans le don de la vie et le suivi de leurs enfants. Amenant chaque parent à toucher du doigt la responsabilité qui est la sienne dans cette noble tâche de don de la vie, l’intervenant a articulé sa causerie sur les points suivants :

  1. La vie : origine et signification

A travers la méthode participative, Monsieur LAFIA a rappelé que Seul Dieu donne la vie. En effet, il existe aussi bien des unions sexuelles infructueuses en période de fécondité, que celles qui ont lieu en période dite de sécheresse mais qui aboutissent à des grosses. Saisissant le fait que l’assistance soit croyante en dépit de la disparité de cultes, il a souligné que toute personne qui tue son prochain est un criminel.

L’enfant est un don de Dieu qui en est  le Seul propriétaire. De plus, a fait remarquer l’intervenant, « l’enfant est un adulte en puissance. L’avenir de l’humanité dépend de la vie de l’enfant, de sa survie et surtout de son développement intégral. Tous donc, riches et pauvres, nous devons œuvrer à mettre debout l’Homme et tout l’Homme. »

Il a demandé à ce moment que toute l’assistance se lève pour observer une minute de silence en mémoire de tous les enfants tués parce que taxés de sorcellerie.

  • Le regard sur les personnes en difficultés par rapport au don de la vie

Pour toucher davantage la sensibilité des participants, Monsieur LAFIA a inviter les uns et les autres à se mettre à la place des personnes qui, pour une raison ou une autre, sont dans l’incapacité d’avoir des enfants : leur tristesse est sans mesure. L’on imagine donc aisément l’indignation avec laquelle ces personnes considèrent ceux-là qui éliminent leurs enfants. Aucune raison ne peut justifier cette barbarie et ce signe d’ingratitude vis-vis de notre Créateur qui est source et maître de toute vie.

Ce développe qui a retenu l’attention de toute l’assistance, a permis à l’orateur d’ouvrir la brèche sur l’infanticide rituel.

  • L’infanticide rituel : définition, origine, causes et conséquences

Ici, Monsieur LAFIA a d’abord fait remarquer que nul ne veut mourir, bien que la mort soit la seule chose dont nous sommes tous certains. Il est par conséquent incompréhensible que l’on fasse subir aux enfants ce sort redouté par tous. Pire encore, on en fait un rite sous prétexte de vouloir extirper un mal de la société. L’enfant, a-t-il ajouté, est cette personne humaine innocente qui, lorsque vous la tenez dans vos mains, s’endort profondément sans se soucier qu’à tout moment vous pouvez la laisser tomber. C’est un signe de confiance totale qu’on ne retrouve plus chez les personnes adultes. On est alors en droit de se demander ce qui peut fonder la pratique de l’infanticide rituel. A y voir de près, a rappelé l’intervenant, ce sont des raisons sans fondement qui sont à la base de l’infanticide rituel à savoir : l’ignorance, la peur d’éventuelles représailles venant des ancêtres ou de l’entourage, la jalousie, la rivalité entre coépouses, l’attachement aveugle à la tradition.

En raison de ce qui précède, on dit d’un enfant qu’il est sorcier lorsque les signes suivants sont vus en lui : naissance avec des dents, naissance par le siège, face contre terre, le bras ou les pieds en avant, la dentition débutant par la mâchoire supérieure, naissance à huit mois, jumeaux de petits poids, malformation génétique. Ce sont là autant de faits qui amènent à éliminer un enfant sous prétexte qu’il est sorcier. Or, avec les progrès bio technologiques, toutes ces naissances dans des conditions inhabituelles s’expliquent. Ce que l’orateur a expliqué dans une démonstration simple, claire et précise : l’assistance est alors parue très vaincue.

Pendant qu’une telle injustice est pratiquée sans état d’âme, a rappelé Monsieur LAFIA, nombreux sont les adultes soupçonnés de sorcellerie mais que personne n’osent affronter.

C’est pourquoi nous sommes tous invités à unir nos efforts pour trouver les voies et moyens en vue de prévenir ou d’éradiquer purement et simplement l’infanticide rituel

  • Les mesures de prévention et d’éradication de l’infanticide rituel

S’agissant des mesures de prévention et d’éradication, Monsieur LAFIA a choisi d’envoyer les participants en carrefour pour partager autour des deux questions suivantes :

  • Bien qu’étant très attachés à votre tradition, il y a des aspects de celle-ci dont vous vous êtes facilement détachés. Néanmoins vous restez accrochés à d’autres habitudes traditionnelles dont celle qui concerne l’infanticide des enfants dits sorciers ou à défaut leur marginalisation. Pourquoi en est-il ainsi ?
  • Quelles mesures pouvez-vous prendre dans votre localité en vue de la prévention ou de l’éradication de l’infanticide rituel ?

Les rapports des travaux en carrefour ont donné les résultats ci-après :

GROUPES REPONSES QUESTION 1 REPONSES QUESTION 2
GROUPE 1 Les pratiques abandonnées ou en voie de l’être sont : l’excision, les cicatrices raciales, l’accouchement à domicile Car on a peur des sanctions et on a aussi compris que ces pratiques nuisent à la santé et freinent le développement de la société. Continuer toujours la sensibilisation.Organiser des formations.Construire des centres de santé et des maternités.Sanctionner les auteurs et complices de l’infanticide rituel.
GROUPE 2 Certaines pratiques traditionnelles sont abandonnées parce que jugées mauvaises (l’excision). C’est la peur et l’ignorance qui expliquent l’attachement à certaines pratiques traditionnelles telles que l’infanticide rituel. Sensibiliser les femmes à respecter les consultations prénatales et à accoucher dans les maternités ;Dénoncer aux autorités religieuses et politico-administratives les auteurs et complices de l’infanticide rituel ;Sanctionner les auteurs et complices d’infanticide rituel à l’image de ce qui se fait en cas d’excision.
GROUPE 3 Aujourd’hui, la pratique de l’infanticide rituel est de plus en plus abandonnée. Néanmoins, il existe des poches de résistance dans certaines localités Poursuivre la sensibilisation ;Mettre sur pied des comités de veille ;Dénoncer et sanctionner les auteurs et complices d’infanticide rituel.
GROUPE 4 L’infanticide rituel se pratiquait par ignorance dans nos localités. Mais aujourd’hui, les populations comprennent de plus en plus que les enfants dits sorciers et qui sont récupérés sont très intelligents et en réalité ils ne tuent personne. Sensibiliser les femmes à accoucher à la maternité ;Vulgariser les articles du Code de l’Enfant parlant de l’infanticide rituel ;Dénoncer et punir les auteurs et complices d’infanticide rituel.
TRAVAIL DE GROUPE
TRAVAIL DE GROUPE

  • Les sanctions liées à la pratique de l’infanticide rituel

Monsieur LAFIA a informé l’auditoire de ce que, à l’instar de plusieurs autres pays du monde, le Bénin a ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant adoptée depuis le 20 Novembre 1989. Les Droits de l’Enfant, à travers des articles clés traduits en langues Baatonu et Fulfuldé, a prévu des sanctions en cas de pratique ou de complicité d’infanticide rituel. Lesdits articles font l’objet de grandes affiches collées à travers les villages choisis pour la campagne de sensibilisation. Leur vulgarisation a donc déjà commencé.

La séance s’est achevée par une collation offerte à tous les participants aux environs de dix-neuf heures.

JOURNEE DU MERCREDI 20 NOVEMBRE 2019

Tôt le matin, deux membres de l’équipe de FRANCISCAINS-BENIN se sont rendus dans le village de Kika pour faire les derniers réglages avant la campagne grand public prévue pour l’après-midi. Ils ont saisi l’occasion pour rencontrer à nouveau les responsables du village à divers niveaux et préparer l’emplacement des activités.

Dans l’après-midi, toute l’équipe s’est rendue à l’école primaire publique du village de Kika où l’attendait déjà plus de trois cents enfants mobilisés pour la circonstance par les enseignants de ladite école. Il y avait également le Chef du village et son collège de sages ainsi que plusieurs habitants.

Les activités ont commencé avec une rencontre des femmes du village et même celles du village gando voisin réunies dans l’une des salles de classes, pendant que le reste de l’équipe organisatrice s’activait pour les installations en vue de la sensibilisation grand public.  Animée par Monsieur Evariste LAFIA, la sœur Adélaïde YAMEOGO et Madame ENKA, la séance a porté sur les raisons biologiques des naissances dans des conditions inhabituelles ainsi que la poussée des dents par la mâchoire supérieure. Pendant plus d’une heure, les femmes ont été sidérées à l’idée de réaliser qu’elles perdaient leurs enfants par pure ignorance ou peur. L’une d’elle venue du village voisin, a d’ailleurs témoigné que l’infanticide rituel est d’actualité chez elle. Pour preuve, elle a déclaré que trois enfants dits sorciers ont été tués en 2018 dans le village. C’est pourquoi elle suggère qu’une campagne de sensibilisation soit organisée dans ledit village dès que possible. Car, a-t-elle ajouté, c’est l’ignorance et la peur qui ont fait que beaucoup de ses compatriotes ne sont pas présentes à la présente séance. Par ailleurs, les femmes ont souligné avec grand regret, l’absence d’une maternité dans le village, ce qui les oblige à accoucher très souvent à la maison. Elles ont souligné que cet état de chose fait que quand elles sont en travail, le fait de parcourir neuf kilomètres à moto avant d’atteindre la première maternité, est source de décès de femmes en couches ou de mort-nés. La séance s’est achevée sur une note de satisfaction des femmes qui ont pris la résolution de ne plus jamais laisser passer le moindre cas d’infanticide par elles.

Pendant l’entretien avec les femmes, la cour de l’école grouillait de monde. Une foule compacte s’est réunie autour du Roi du village qui a tenu à marquer de sa présence la présente campagne. Ainsi donc, dès la sortie de la salle, un documentaire sur l’infanticide rituel réalisé par FRANCISCAINS-BENIN ONG a été projeté sous le regard médusé de la foule. A l’issue de la projection, Monsieur Evariste LAFIA, Animateur principal, a demandé aux femmes de faire la restitution de la formation qu’elles venaient de recevoir en salle au public à travers des questions-réponses qui ont également porté sur le documentaire visualisé. Ainsi, les hommes, les jeunes et les enfants qui attendaient dans la cour ont eu droit à l’information reçue par les femmes. Il en a profité pour informer la population des articles du Code de l’Enfant parlant de l’infanticide rituel et des sanctions qu’encourent les auteurs et complices de cette pratique ignominieuse. Ceux qui ont bien répondu aux questions posées ont été gratifiés de tee-shirts confectionnés à l’occasion par FRANCIDCAINS-BENIN ONG. Signalons que la sage-femme et l’infirmière du village de Tobré, Arrondissement  situé à neuf kilomètres de Kika, ont pris part à cette campagne grand-public.

Avant de se retirer, le Roi de Kika a manifesté sa satisfaction vis-à-vis de cette campagne. Il a également remercié FRANCISCAINS-BENIN pour ce noble travail qu’il fait dans le cadre de la sauvegarde de la vie et de la protection des enfants.

Les femmes lors de l’entretient avec Mr Evariste
PHOTO DE FAMILLE

JOURNEE DU JEUDI 21 NOVEMBRE 2019

Ce fut le tour de l’Arrondissement de Tobré. La campagne a eu lieu au Collège d’Enseignement Général (C.E.G.) de la localité. Tous les élèves dudit collège ont été mobilisés pour la circonstance. A eux se sont ajoutées les femmes du village venues nombreuses malgré l’éloignement du collège par rapport au centre du village, car personne ne voulait se faire conter l’événement. Le Roi de Tobré ainsi que sa suite étaient également de la partie.

Dans un premier entretien avec les femmes et les filles, Monsieur Evariste, la sœur Adélaïde et Madame ENKA, ont à l’instar du village de Kika, montré aux participantes les raisons biologiques des malformations congénitales et des naissances dans les conditions inhabituelles. Le même intérêt a été manifesté ici également. Pendant cet entretien, Monsieur Romaric a communiqué et expliqué aux jeunes garçons les articles du Code de l’Enfant parlant de l’infanticide rituel ainsi que les sanctions encourues en cas d’entorse portées aux Droits de l’Enfant.

A l’issue de ces deux entretiens, le Roi de Tobré a pris la parole devant le grand public pour dire sa reconnaissance à FRANCISCAINS-BENIN pour l’organisation de la présente campagne. Il a pris l’engagement de faire en sorte que plus jamais on entende parler de l’infanticide rituel dans sa localité. Enfin, il a mis en garde quiconque oserait à le faire ou à en être un complice, fut-il son beau parent : « Je suis prêt à faire arrêter quiconque s’adonnerait à cette pratique, même si c’est mon beau-père et même si cela va me coûter le départ de ma femme ».

La soirée a été agrémentée par une forte animation, des concours de danses et la distribution de tee-shirts à tous ceux qui ont bien répondu aux questions posées. Les élèves ont activement participé à cette campagne. Pour finir des biscuits et des bissapes ont été distribués aux élèves et aux enfants,

LES FILLES
LES FEMMES
Remise du tee-shirt par Madame  ENKALEDA PAPA  au Roi et sa suite.

JOURNEE DU VENDREDI 22 NOVEMBRE 2019

Le cap a été mis sur le village de Bokossi peulh. Là également le schéma de Tobré  a été réadapté, avec la mise en place de deux groupes à savoir : celui des hommes et celui des femmes. Ces groupes respectifs ont été entretenus sur les articles de Code de l’Enfant parlant de l’infanticide rituel d’une part et d’autre part  sur les causes biologiques entrainant les naissances extraordinaires des enfants. Il faut noter une régression totale de la pratique dans le milieu à cause de l’existence d’une maternité de proximité ayant permis aux sages-femmes de ne plus informer les parents sur les conditions de naissance de ces derniers à laisser entendre le groupe des hommes. In fine une restitution publique suivie de la projection du film cinématographique a été diffusé. Comme à Kika et à Tobré, des biscuits et des bissapes ont été distribués aux enfants avant la clôture de cette dernière journée de campagne dans la commune de Oussa Péhunco.

Les femmes à la fin de l’entretient
Mr Thomas avec les enfants

Notons aussi qu’en dehors de la formation que reçoit les femmes, les hommes et les jeunes garçons aussi ont été entretenu à part sur les articles du code de l’enfant parlant de l’infanticide rituel ainsi que les sanctions encourues par les auteurs de ce crime.

Nous ne saurons finir ce rapport sans dire un sincère merci à tous les participants qui ont œuvré d’une manière ou d’une autre pour la bonne réussite de cette campagne en particulier à la délégation de Franciscan International, un sincère merci aux autorités communales de Ouassa Péhunco pour leur soutien à divers niveau lors des campagnes grand public.

06BP 2653 COTONOU BENIN – Tel: 98795500/97 05 70 60 email: franciscainbenin@yahoo.fr

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